L’éducation est un droit fondamental, inscrit dans les textes internationaux tels que la Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948) et la Convention relative aux droits de l’enfant (1989). Dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), l’ODD 4 prône une éducation inclusive et équitable, tandis que l’ODD 5 vise l’égalité entre les sexes. Toutefois, malgré ces engagements, l’accès à l’éducation reste inégalitaire, en particulier pour les filles vivant dans les pays de l’Afrique subsaharienne, dont le Burkina Faso.
Dans ce contexte, les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire apparaissent comme l’un des freins majeurs à la scolarisation et à la réussite des filles. Ces violences ( verbales, physiques, psychologiques ou sexuelles) sont exercées aussi bien par les enseignants que par les pairs ou des acteurs communautaires. Elles s’inscrivent dans un système de normes patriarcales, qui naturalisent les inégalités et assignent les filles à des rôles subalternes, notamment à travers le mariage, la maternité ou la domesticité.
